Dans un entretien, Jacques Perconte fait quant à lui l’aveu que le cinéma d’Andreï Tarkovski, tout comme celui de Jean Epstein, le « tient comme un rêve, il est là comme un imaginaire abstrait […] ». Bien plus, formule- t-il : « quelque chose d’eux plane dans la nécessité que j’ai à faire des films, et dans l’assurance que j’ai, de ne pas savoir où je vais »19. C’est cette mystérieuse et délicate filiation qui semble palpable dans le travail sur les textures, les couleurs et les lumières naturelles à l’œuvre dans sa pièce vidéo Patiras (2017) qui filme l’île éponyme de l’estuaire de la Gironde.