Jacques Perconte
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  11 février 2005   document complet :: 1994 chars → 358 mots
075 CAT : CATALOGUE NT :: NOTICE
Arnaudet, Didier, 38degrés, maquette du livre.
Une fièvre amoureuse

Texte d’introduction à  la première maquette du livre 38degrés.
Jacques Perconte photographie le corps comme une présence vive, sensible et donc parfois indéfinissable. Le corps devient un paysage qui se donne dans un mouvement autant de rapprochement que de fuite. Car ce paysage ne se définit plus par ses limites mais par l’intensité de dérives oniriques, de lumières intimes et de parcours amoureux. Ce paysage n’existe en vérité que dans l’espace d’un désir, celui d’un corps de femme, dans sa nudité immédiate et secrète. Il suffit d’approcher, de toucher. Donc de voir. Le regard est cette parole élémentaire, essentielle, toute faite de résonances et de silences, d’interrogations et de visions, qui dit le réel et la fiction, le clair et l’obscur, l’évidence et l’énigme. Il se désigne ainsi comme une tentative nécessaire pour accéder aux éléments qui composent une vraie rencontre.Ce livre pourrait être un film. Il convoque les mêmes questions de suites plus ou moins chronologiques, de rythmes, de couleurs et de textures. Il se sert des mêmes fils ténus pour rendre distincts les appels et les possibilités d’une narration. Certes, ici la narration est réduite à  sa plus simple expression, celle d’un regard qui découvre mais sans circonscrire ni nommer. Ce livre n’est donc pas un catalogue d’images où la seule logique serait le butinage. C’est, plus fortement, un échange entre un corps et un regard, une succession d’images marquées par une fièvre amoureuse qui ne se veut nullement descriptive, encore moins interprétative. Il s’agit avant tout de capturer des moments de partage dans leur singulière qualité d’étrange affirmation et de pure transparence.

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