Jacques Perconte
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  1 avril 2021  
Tachou, Frédéric, Presses universitaires de Bordeaux.
Du mouvement qui n’en est plus un. Quatre façons de représenter le mouvement dans le cinéma expérimental
FRAG P Original : Français fragment du document :: 10338 caractères → 1551 mots · 24 paragraphes
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Frédéric Tachou, « Du mouvement qui n’en est plus un. Quatre façons de représenter le mouvement dans le cinéma expérimental », dans Boris Urbas et Nanta Novello Paglianti (dir.), Corps en mouvements. Arts, médias, médiations, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, collection « Corps de l’esprit », 2021, p. 197-211. ISBN : 979-10-300-0498-4

Le texte de Frédéric Tachou, « Du mouvement qui n’en est plus un. Quatre façons de représenter le mouvement dans le cinéma expérimental », a été publié dans l’ouvrage collectif Corps en mouvements. Arts, médias, médiations, dirigé par Boris Urbas et Nanta Novello Paglianti, aux Presses universitaires de Bordeaux, en septembre 2021. Il constitue le chapitre 10, pages 197 à 211. Le titre figure dans le sommaire indexé du carnet universitaire ST2C ; la pagination est également confirmée par Elena Lapina dans son compte rendu de l’ouvrage, publié en 2023. st2c.hypotheses.org

Fiche de l’éditeur.

Une communication portant déjà le titre « Du mouvement qui n’en est plus un » figurait au programme du colloque « Représenter le mouvement : médias et médiations », organisé à Dijon le 17 novembre 2016 par le laboratoire CIMEOS. calenda.org

Résumé

Frédéric Tachou examine comment les techniques du cinéma contribuent à façonner les conceptions du mouvement. Son point de départ est critique : la fascination pour ce que montre l’écran tend à masquer les opérations matérielles qui produisent l’image. Il propose quatre étapes pour penser la relation entre mouvement représenté, fonctionnement du dispositif et expérience du spectateur.

Avec Le ballet mécanique de Fernand Léger et Dudley Murphy, le mouvement devient une matière plastique et rythmique, dégagée des usages habituels des objets filmés. Avec L’homme à la caméra de Dziga Vertov, il relie les machines du cinéma, les activités humaines et les mouvements du monde dans une entreprise de connaissance. Peter Kubelka déplace ensuite l’attention vers le photogramme, la mesure et les collisions entre images fixes : l’illusion du mouvement devient un cas particulier du cinéma.

Le numérique introduit, selon Tachou, une nouvelle situation : les variations de l’image peuvent se produire dans une trame dont les éléments restent spatialement fixes. Il appelle cette dynamique le mouvement « sur-place », qu’il examine à travers Sound Pixels de Stuart Pound et Le passage de Jacques Perconte.

Le travail de Jacques Perconte intervient comme l’aboutissement de cette réflexion. Tachou distingue dans Le passage deux mouvements : le défilement du paysage enregistré depuis le train et la transformation de sa représentation par le travail sur la compression. Ce second mouvement est une métamorphose de l’image elle-même. Il décrit le passage d’une image principalement attachée à son référent à une image dont les qualités picturales prennent le dessus, et rapproche cet effet de Turner.

Enfin, Tachou oppose la sollicitation mécanique du spectateur dans Le ballet mécanique à la sensualité contemplative du film Le passage. L’expérience sensible pourrait ainsi conduire à un autre mouvement, mental, permettant de réfléchir à la fabrication des images.



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