C’est au musée Michel Ciry de Varengeville-sur-Mer que le cinéaste et plasticien Jacques Perconte expose, jusqu’au 1er novembre 2026, trente-trois tirages issus du cycle À fleur de forêt, ainsi qu’un triptyque vidéo intitulé À fleur de terre. Organisée dans le cadre du festival Normandie Impressionniste 2026, cette exposition dialogue en parallèle avec À fleur de mer, une installation vidéo que les voyageurs en gare de Rouen ont eu l’occasion de découvrir tout l’été. Nous remercions vivement le cinéaste d’avoir accepté de la rendre disponible en ligne afin d’emmener d’autres spectateurs en terre normande.
Dans « Ode à un territoire familier », Clémence Duhornay rend compte de l'exposition À fleur de forêt, au musée Michel Ciry, à Varengeville. Un petit tirage d'arbres sur fond de particules indigo lui rappelle les promenades de son enfance dans les bois voisins. Elle relie cet émerveillement au travail de Jacques Perconte. Le cinéaste filme la côte d'Albâtre depuis presque vingt ans. Ses compressions dansantes de données vidéo, développées depuis une trentaine d'années, font écho à l'impressionnisme. Elle cite Impressions (2012), Albâtre (2018) et Salammbô (2022).
Accueilli en résidence plusieurs mois, Perconte a filmé les saisons. Il a aussi eu accès à des jardins privés, dont le Clos d'Ailly et le Jardin Bleu. Les trente-trois tirages mêlent fleurs, arbres et littoral. Selon Clémence Duhornay, l'abstraction révèle les interactions entre faune et flore. À fleur de mer, à la gare de Rouen, relève du même travail.
Un triptyque vidéo sonore ajoute un autre rapport au temps. Le fracas des vagues répond au vent dans les arbres. Le visiteur doit observer patiemment. Une alcôve ouvre sur un jardin d'hortensias. La critique conclut sur l'invitation à quitter le musée pour marcher dans les bois de Varengeville.