Marie Rebecchi, "Imágenes y ecología. Para una heterotemporalidad de los seres vivos y de las imágenes", Papel máquina, "Peter Szendy", n. 21, 2025, p. 173-184.
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Marie Rebecchi examine comment les images contribuent à une pensée écologique. Au-delà du coût environnemental de leur production et de leur circulation, elles permettent de percevoir les relations entre les êtres et leurs milieux. En s’appuyant sur Peter Szendy, l’autrice insiste sur la coexistence de temporalités différentes : celles des humains, des plantes, des phénomènes naturels, mais aussi celles des images elles-mêmes.
Le cinéma scientifique et expérimental rend sensibles des mouvements qui échappent à notre perception habituelle. L’accéléré révèle notamment la croissance et les mouvements des végétaux. À travers les films de Percy Smith, Jean Comandon et Jean Painlevé, ainsi que les écrits de Jean Epstein, Rebecchi montre que la technique transforme notre regard et notre compréhension du vivant.
Elle prolonge cette réflexion avec le tempestaire de Jacques Perconte, qu’elle rapproche du Tempestaire d’Epstein. L’œuvre lui permet d’aborder les temporalités des phénomènes météorologiques : sa plasticité naît de la relation entre les événements du paysage filmé et les conditions techniques de la vidéo.
Ces dispositifs ne donnent cependant pas un accès immédiat au « temps propre » de la nature. Ils mettent en relation le temps des êtres filmés, celui des images et celui du spectateur. L’écologie des images consiste ainsi à penser ces relations sans ramener toutes les formes d’existence à une même mesure humaine.