Publié sur le site de France 3 Normandie, cet article revient sur la participation de Jacques Perconte au Sacre du printemps, où il commente avec Maud de Bohan des images de la nature normande. Il présente sa démarche artistique, son rapport au temps et son attachement aux paysages de la région.
Pour l’artiste, la présence dans la nature est une expérience d’éveil et de disponibilité. Le chant des oiseaux lui inspire un calme intérieur ; marcher et observer lui permettent de suspendre le cours de ses pensées. Cette attention nourrit des œuvres consacrées à un point de vue unique, dans lesquelles la durée crée une expérience sensible. L’article évoque Impression Haute-Normandie, un plan fixe de 48 minutes réalisé sur les traces de Monet, et le décalage entre la longueur des images et la perception qu’en ont les spectateurs.
Installé aux Pays-Bas, Perconte revient en Normandie. Il raconte sa première découverte nocturne d’Étretat, après un orage, lorsque la mer et les falaises lui ont laissé une impression forte. Les embruns, les odeurs et les changements de lumière ont suscité un sentiment de vitalité et un désir de filmer qui se renouvelle.
Dans le cadre de Normandie impressionniste 2026, sa résidence au musée Michel Ciry, à Varengeville-sur-Mer, donne naissance à deux projets liés au thème du « possible jardin ». À fleur de forêt associe un triptyque vidéo et des tirages uniques, autour de paysages forestiers imaginaires. À fleur de mer propose une projection monumentale mêlant fleurs et mer dans la gare de Rouen rive droite. Ces projets prolongent son exploration des paysages normands et sa joie de retrouver, à travers la création, une relation attentive à la nature.